Les 5 erreurs les plus courantes lors d’un travail alimentaire

Mon téléphone sonne un soir à 19h. Une jeune femme m’explique en sanglotant comment elle se sent mal depuis qu’elle a commencé une cure dont elle a eu connaissance dans un livre et me demande conseil pour l’aider. Ses questions portent sur l’adaptation de la cure, pour savoir ce qu’elle fait « mal » mais je lui réponds immédiatement d’arrêter la cure… et de reprendre tout depuis le début quand elle viendra me voir, y compris la vérification de la justesse de cette cure pour elle et la mise en pratique dans les détails. Pourquoi ? Je vous livre les observations que j’ai pu faire depuis 7 ans, depuis que j’accompagne des gens dans cette démarche.

En effet, je rencontre beaucoup de personnes dans mon cabinet qui ont déjà lu des livres de Taty Lauwers et ont commencé à appliquer les principes d’une cure dans leur alimentation. Bien entendu, si je les rencontre, c’est qu’à un moment donné ils ont besoin d’aide malgré tout.

Quel état d’esprit pourrait  vous aider ? Quels sont les points de vigilance ? 

Erreur N°1

Penser qu’un problème de longue date disparait en 15 jours de cure.

En effet, les cures de Taty peuvent être puissantes quand elles sont bien ciblées et sont effectuées comme décrites dans les livres. Elles durent 15 jours et elle conseille de ne pas dépasser ces deux semaines. Cependant réfléchissez un moment. Peut être vous souffrez depuis des années ou que votre problème est devenu de plus en plus gênant au fil du temps. Les cures sont très puissantes, mais on ne peut pas effacer des années d’histoire du corps en faisant une cure de 15 jours : le programme propose de vérifier la justesse de la piste et d’en tirer les conclusions. Ne négligez pas ce détail, faites le point après la cure avec votre carnet de notes, et d’observations et adaptez votre démarche : gardez certains éléments qui vous conviennent, assouplissez ce qui vous pèse et continuez à avancer vers votre objectif lentement mais sûrement.

Erreur N°2

Penser que le profil est la destination

Beaucoup de personnes viennent me voir « pour connaître leur profil » et savoir ce qui leur fait du bien ou pas. Connaître votre profil est très aidant mais ce n’est pas la destination, mais juste la voie pour que vous trouviez votre propre régime qui vous convient. Ce sont des balises pour indiquer le chemin, sans pour autant d’être LA baguette magique et la solution. Beaucoup de choses peuvent modifier momentanément votre profil : une maladie, un stress, des intolérances, un environnement, la fatigue etc. La solution est en vous : avec l’écoute, l’observation et parfois avec des programmes bien menés vous arriverez à déterminer ce qui vous convient et ce qui ne vous convient pas/plus à un moment donné. Non parce que c’est écrit quelque part, mais parce que vous en avez fait l’expérience. Et n’oubliez surtout pas : le corps change, ses besoins changent, les conditions changent, alors l’alimentation doit changer également. Vous allez pouvoir être autonome pour procéder à ces changements si vous avez fait l’apprentissage  d’auto-observation et de connaissance de soi.

Erreur N°3

Ne pas être suivi

Cela vous parait peut être contradictoire qu’on clame haut et fort que vous seul pouvez savoir ce qui est bon pour vous et qu’en même temps je considère comme une erreur le fait de ne pas être suivi. Pourtant les deux sont complémentaires. Comme le dit ma consoeur Véronique Broufe Rivière : quand on est dans la bouteille, on ne voit pas l’étiquette.  Ce n’est pas forcément parce qu’on a une dysbiose intestinale qu’on doit faire la cure Nouvelle Flore. Peut être qu’une cure Décrochez des Sucres ou une cure Retour au Calme sera plus adaptée, à moins qu’une simple adaptation de votre assiette avec votre profil fasse l’affaire au final.  A moins d’essayer toutes les cures les unes après les autres et en tirer les conclusions grâce au carnet d’observation, vous pourriez vous tromper de voie en manquant d’éléments de comparaison ou en loupant des détails ou encore appliquant une cure sans adaptation à votre situation.  Un oeil extérieur avisé peut vous épargner des mésaventures et vous guider quand vous êtes perdu.

Erreur N°4

Prolonger une cure qui ne donne pas d’effet

Vous avez lu un livre de Taty Lauwers. Vous êtes convaincu que vous avez trouvé la solution à votre problème. Vous avez pratiqué la cure sans résultat probant. Alors au lieu de continuer, posez-vous la question : est-ce que je l’ai bien pratiquée comme c’est décrit ? Est-ce que je me suis octroyé un peu de liberté ? Est-ce qu’il n’y a pas de signe que vous vous êtes trompé de voie ? Est-ce que c’était le bon moment ? Est-ce que votre environnement peut changer le résultat des courses ? Est-ce que vous avez noté vos repas, vos réactions, vos observations ? C’est une très grande aide pour voir ce qui ne va pas. Si la cure ne donne pas le résultat escompté, alors c’est peut être qu’elle était mal ciblée, mal mise en pratique, pas assez adaptée ou tout simplement ce n’était pas le bon moment. En aucun cas ce n’est une question de durée, alors ne la prolongez pas.

 

Erreur N°5

S’enfermer dans la situation

Qu’est ce que cela signifie ? J’entends par là s’enfermer dans un profil, dans un état, ou se cataloguer comme dysbiotique/intolérant/canari/ou tout autre chose. En effet, le profil profond ne change pas. Mais nous, nous changeons, les saisons changent, nous vieillissons, nous avons du stress, ou nous sommes en vacances, nous avons un choc émotionnel ou attendons un bébé. Tout cela a un impact sur nos besoins alimentaires, sur notre état intérieur, ce qui signifie que notre alimentation change également. Il faut qu’elle s’adapte à toutes les situations que nous pouvons vivre. Le travail alimentaire vise à donner des bases, des repères et surtout des outils pour être autonome et évoluer vers un mieux-être. Si vous faites ce travail, vos intolérances vont s’améliorer et vous pourrez réintégrer des aliments jusque-là évités selon votre seuil du tolérance du moment par exemple, alors inutile de vous cataloguer dans une case. Le travail alimentaire vise à rétablir l’équilibre de base, et ne se contente pas de supprimer des effets indésirables. Voilà une très grande différence. Si on se contente de garder le problème sous contrôle, on doit parfois envisager des évictions à vie selon certains thérapeutes. Alors que si on mise sur la reconstruction profonde, on améliore la situation et on évolue au fil du temps.

Au travers de cet article je vous propose de poser un regard éclairé sur votre travail alimentaire et de vous libérer pour aller vers l’autonomie et le bien-être.