5 questions essentielles à vous poser avant d’acheter un produit

5 questions essentielles

 

Les magasins sont pleeeeins de produits divers et variés. Dans un hypermarché on trouve parfois jusqu’à 50 000 références alimentaires. De quoi faire tourner la tête. Comment faire le bon choix ? Il existe plusieurs types de critères de choix. Dans cet article, je vais raisonner au sens large et de manière globale, en prenant en compte sur le long terme votre santé et celle de vos (futurs) enfants, celle de la planète ainsi que les aspects environnementaux et sociétaux. (oui, rien que ça 🙂 Vous verrez, tout cela est étroitement lié.

  1. Est-ce un aliment traditionnel,  nos ancêtres l’ont-ils consommé depuis des millénaires ? Facile ! Légumes et fruits ?  Oui ! Viande et poisson ?  – Oui ! Beurre et fromage ? – Oui  ! Cola ou bonbon nounours ?  Non ! Jouez à ce petit jeu même avec vos enfants, vous verrez, c’est très instructif.
  2. Est-ce un aliment naturel, pourriez-vous le trouver dans l’état dans la nature ou le fabriquer vous-même ? Là, les choses se compliquent quelque peu : quasiment tout est marketé aujourd’hui comme « naturel » ou « à base de produit naturel ». Il est vrai que la maltodextrine est à la base du maïs (ou du blé ou des pommes de terre), mais pouvez-vous la fabriquer vous-même? Ou l’arôme soi-disant naturel de fraise, que sont ces microorganismes cultivés sur des copeaux de bois ? Avez-vous la recette ?  Ou celle dela poudre d’ agar-agar ? Etes-vous en mesure de cryogéniser l’algue nécessaire à sa fabrication ?
  3. En connaissez-vous tous les ingrédients ? Par exemple,  c’est assez clair dans le cas d’une galette de blé noir: blé noir, sel, eau. Mais que dire du Disulphite de potassium (E224) dans les fruits secs ou les pommes de terre déshydratés ? Ou le Glutamate monosodique (E621) dans les chips et assimilés ? Ou encore l’E471 – Mono- et diglycérides d’acides gras alimentaires, présents dans les viennoiseries industrielles, les crèmes fraîches, les biscuits etc. ? Décidément pas quelque chose qu’on a dans notre placard pour les recettes du diner.
  4. Savez-vous comment il a été transformé ? Là, ça se complique encore plus. Car nous pouvons avoir une idée de l’industrie agro-alimentaire quelque peu faussée. J’ai tendance à dire que les films d’horreur peuvent aller se rhabiller à côté de ce qui peut s’y passer. Il suffit de lire par exemple le livre La vérité sur ce que nous mangeons de Johanna Blythman (et encore, il date, et les procédés évoluent très rapidement! ) pour se rendre compte de l’inventivité pour maitriser les coûts, de la productivité en quantité astronomique et rapide et de la manière dont on pallie aux pertes de goût, de texture et de qualité nutritionnelle dues à la transformation industrielle. Je ne vous donne pas d’exemple, par peur de vous couper l’appétit. Visitez les fermes, les artisans, faites-vous votre propre opinion et vous verrez qu’on est aussi capable de bien faire les choses sans triche, sans chimie, en respectant les aliments et en préservant le plus possible les nutriments.
  5. Est-il local et de saison ? Enfin un point facile ! Allez sur un marché de producteur, abonnez-vous à une Amap ou à une Ruche, regardez les jardins autour de vous, vous verrez de suite que les fraises sont anachroniques en décembre dans nos régions. Vous apprendrez aussi que les oeufs ont une saison, tout comme les fromages de chèvre et les moules lorsque vous échangerez avec des producteurs qui vous apprendront à voir les aliments différemment.

Le bonus : allez-y doucement, un pas à la fois 🙂 Ce n’est pas évident de changer ses habitudes de consommation ou d’achat. Il vaut mieux y aller doucement, en découvrant avec curiosité de nouveaux produits, plutôt que foncer  tambour battant et être découragé parce que il est difficile de changer, par méconnaissance des produits, des réseaux locaux ou par manque d’alternatives ou d’idées.

Si vous recherchez un seul livre de chevet pratique, qui vous guide, choisissez  Nourritures vraies de Taty Lauwers (Edition de l’Aladdin).
Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez lire Michael Pollan : Manifeste pour réhabiliter les vrais aliments (Editions Thierry Souccar). Pour les plus curieux/mordus, vous pouvez vous orienter vers le livre de Johanna Blyhtman cité ci-dessus.